Parce que aimer est important

Des réponses à vos questions. 

 

 

 

 

 

 

« Mon mari m’impose des choix sans me demander mon avis, par exemple cette année concernant le lieu de nos vacances. » S’il est des épouses qui se plaignent que leur mari ne prenne aucune décision, il en est d’autres, comme vous, chère Madame, qui leur reprochent d’imposer leur point de vue en tous domaines. Non, le machisme n’est pas mort. « C’est moi qui commande ici », disaient souvent nos grands-pères en tapant sur la table – signe, justement, que le pouvoir leur échappait. Aujourd’hui, certains maris continuent à penser que l’homme est naturellement celui qui a le devoir de décider. C’est sa mission : le Seigneur ne lui a-t-il pas donné la force, l’intelligence et la grâce d’état à cet effet ? D’ailleurs, penseront certains, la femme est la première à apprécier un homme déterminé, et rassurant parce qu’il sait où il va.

L’ennui, pour un mari quelque peu « dominateur », est que la femme est un être humain à part entière. Elle n’est plus la petite fille gentille qui obéit à papa, et se refuse à n’être que l’ombre d’un mari, si merveilleux soit-il. Elle tient à ce que ses idées soient prises en compte.

Comment, dès lors, aider un mari à prendre conscience du désir légitime d’une femme d’être partie prenante dans toute décision du couple ? Il y a, bien sûr, la possibilité pour l’épouse de se plaindre et de refuser d’obéir, et c’est la guerre déclarée, qui ne fait que conforter le mari dans son comportement. Il y a, à l’inverse, la possibilité pour elle de ne rien dire, en espérant que le choix du mari se révèlera catastrophique : « Je savais pertinemment qu’en allant en vacances sur la Côte d’Opale on serait rincés à souhait, vu les bulletins météo ; je ne te l’ai pas dit, car je sais bien que de toute façon, tu n’en aurais pas tenu compte ». Une ironie fatalement inefficace.

 

Comprendre les causes du besoin de dominer

Il ne reste guère comme moyen qu’un dialogue vécu sans agressivité dans un moment de grâce ! Au besoin en présence d’un tiers compétent. L’épouse essaiera de comprendre les causes profondes, chez son mari, de ce besoin de dominer. Surtout, en se gardant de tout jugement, elle dira combien elle souffre de cette mise sur la touche. Certes, le mari sait ce qu’elle lui reproche, mais il n’a jamais vraiment entendu la souffrance, ni à quel point elle peut se sentier niée, inexistante. Pourtant, un couple démocrate où s’additionnent deux points de vue est tellement plus satisfaisant. Y compris pour le mari qui a finalement plus de satisfaction à vivre avec une épouse adulte et pleine d’idées plutôt qu’avec une épouse béni-oui-oui à la personnalité éteinte.

 

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