Parce que aimer est important

Des réponses à vos questions. 

 

 

 

 

 

 

L’Église ne provoque jamais autant d’incompréhension que quand elle donne un enseignement sur la sexualité et les lois qui la régissent. Pourtant, elle observe comment Dieu a créé la nature humaine et en déduit comment l’homme peut vivre en cohérence avec ce qu’a prévu son Créateur.

Dans le domaine de la sexualité, se donner à soi-même sa propre loi est une revendication très répandue. Quoi de plus légitime pour un sujet si intime ! De là, ce discours souvent entendu : « L’Église n’a pas à s’immiscer dans les consciences ! Nos intentions sont bonnes. Du moment qu’on respecte l’autre, tout est permis ! La vraie loi, c’est l’amour. » Saint Augustin a bon dos qui aurait déclaré : « Aime et fais ce que tu veux »

C'est Dieu qui a notre « mode d'emploi »

Ce discours est bien beau mais tout notre « problème » est que nous sommes des créatures. À ce titre, c’est Dieu qui a organisé notre nature humaine. C’est donc lui qui a les clés du bon usage de notre identité sexuelle. C’est lui qui a prévu la dynamique qui l’anime. Dès lors, la loi à laquelle un chrétien essaie d’obéir concernant sa sexualité n’est pas une loi arbitraire, décidée par des hommes, fussent-ils d’Église. Elle est une loi naturelle, c’est-à-dire la loi qui permet à notre nature d’être pleinement humaine. Une loi qui vient de notre nature elle-même, telle qu’elle a été créée par Dieu.

Quelle est cette loi ? Elle se décline en fait en plusieurs règles :

• Notre intelligence est capable de connaître et de comprendre le fonctionnement de notre sexualité et les responsabilités qu’elle implique. Déléguer entièrement cette réflexion à notre médecin peut être une fuite.

• Notre volonté est capable de maîtriser notre sexe en vue d’aimer. Dieu ne nous donne pas une mission impossible en créant le désir sexuel. Ce n’est pas un piège pour nous faire tomber.

• Notre corps féminin ou masculin est potentiellement fécond. Séparer fécondité et sexualité, comme si il n’y avait pas de lien entre elles, est artificiel et nie quelque chose de notre corps.

• L’union d’un homme et d’une femme n’est potentiellement féconde que durant quelques jours du cycle féminin. La possibilité d’une régulation des naissances est inscrite dans le corps de la femme.

• Paternité et maternité sont inséparables de la nature sexuée du corps humain et ne vont pas l’un sans l’autre. Procréation médicalement assistée, gestation pour autrui, et mariage homosexuel sont contradictoires avec la réalité de notre corps sexué.

Nos difficultés à bien vivre les lois de notre nature sexuée sont donc moins une affaire entre nous et l’Église qu’une affaire entre nous et Dieu, entre une créature et son Créateur, entre un pécheur et son Sauveur. « L’homme ne pourrait être son propre législateur, que s’il n’était pas une créature, s’il était lui-même sa cause première » (1). S’il était Dieu.

Sophie Lutz


(1) Karol Wojtyla, Amour et responsabilité, Paris, Plon, 1978, p. 233.

 

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