Parce que aimer est important

Des réponses à vos questions. 

 

 

 

 

 

 

J’éprouve le besoin de faire part de mon émerveillement pour tous ces conjoints qui accompagnent merveilleusement l’autre dans une longue maladie. Oui, je tiens à dire toute mon admiration à ces maris qui s’occupent de leur épouse atteinte de la maladie d’Alzheimer avec une attention de chaque minute et une infinie délicatesse. A ces épouses qui se dévouent sans compter au côté d’un mari atteint de la maladie de Parkinson ou d’un cancer…

J’ai pu constater que dans la majorité des cas, il ne s’agissait pas d’une obligation, ou d’une pitié, d’une compassion instinctives, mais de la manifestation d’un amour authentique qui aurait même grandi dans l’épreuve.

Malgré les conseils des amis, des enfants parfois, de placer le malade dans une maison de retraite médicalisée, beaucoup s’y refusent, et tiennent à l’entourer jusqu’au bout : « On s’est mariés pour le meilleur et pour le pire, et ma place est de rester à ses côtés. J’ai d’ailleurs des moments merveilleux quand il m’arrive d’obtenir un regard apaisé et heureux à la suite de mes attentions ».

Même si on est soi même fatigué et vieillissant, on s’accroche à ce dévouement dicté par le cœur ; et n’est pas toujours appréciée telle parole de l’entourage qui laisse entendre que si la mort survenait, elle serait une délivrance…

Oui, comment ne pas être admiratif devant un tel dévouement amoureux alors que tant de couples se séparent pour des difficultés mineures, quand ce ne sont pas des brouilles !

Je voudrais toutefois me permettre deux remarques pour nuancer mon repos.

 

Ne pas culpabiliser

La première remarque est qu’il quasiment inévitable que les conjoints les plus compatissants connaissent des moments d’irritation, ou fassent des reproches devant les agissements parfois insupportables de la personne malade. « Oui, il m’est arrivé de me fâcher quand elle criait la nuit, ou jetait à la poubelle ses médicaments… Aujourd’hui, je me le reproche. »

Non, qu’ils ne se sentent pas coupables ; il s’agit de situations où le bon vouloir est dépassé.

Deuxième remarque : il n’est pas impossible que le conjoint soignant soit obligé de renoncer à son désir d’accompagner jusqu’au bout l’être aimé. Il arrive que sa fatigue soit telle qu’il risque tout simplement de s’écrouler à son tour, et, dans ce cas, de ne plus pouvoir aider. il se doit, pour l’autre, mais aussi pour sa famille, de rester debout.

Une autre solution s’impose alors (une maison médicalisée ?), afin de pouvoir encore apporter à l’aimé(e) quelques moments de réconforts lors des visites toujours possibles.

 

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