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Fiancailles.org

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C’est toi qui as commencé ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bénédicte Lucereau   
Jeudi, 29 Septembre 2011 14:01

« Ce n’est pas moi, c’est la femme que Tu m’as donnée » dit Adam à Dieu après la Chute, puis Eve dit : « Ce n’est pas moi, c’est le serpent… » . Là, c’est le même processus de déculpabilisation et de déresponsabilisation : c’est la faute de l’autre si cela ne va pas bien dans notre couple, il-elle ne fait pas ce qu’il faut, ne m’aime pas assez, ne prie pas assez, ne se remet jamais en cause etc… etc…Or les deux époux sont co-responsables de leur relation conjugale et de la croissance de leur amour. Comment se fait-il que, passé la « lune de miel » des premières années, la tentation soit de se reposer sur ses lauriers et d’accuser l’autre d’être « à l’origine » des insatisfactions et des frustrations ressenties dans le couple ? Comment détecter ce mécanisme insidieux qui ronge la relation et la mine de l’intérieur ?

La présence d’un ou de plusieurs des comportements suivants laisse présager

la transformation de deux amoureux passionnés au début de leur mariage, en deux ennemis intimes au fur et à mesure des années qui passent. A repérer pour prévenir et agir !!

· La critique : la critique est une attaque à l’intégrité de la personne, surtout si elle revient constamment. Aucune critique ne peut être constructive, car elle ne fait pas la différence entre le comportement et la personne. Traiter sa femme de frigide ou son mari d’impuissant, au lieu de lui reprocher un comportement passif ou un manque de confiance en soi, n’a pas le même impact. Les sarcasmes, l’ironie, la brutalité ne peuvent que provoquer une tension supérieure (mutisme, réponse acerbe, ton qui monte). Pour éviter de tomber dans la critique, cultiver le regard positif et la bienveillance ( = voir le bien chez l’autre) : qu’est-ce que j’ai aimé chez toi aujourd’hui ?

· Le mépris qui dévalorise : il peut être verbal : «Tu n’as qu’une cervelle d’oiseau » dit sur un ton corrosif de dérision… ou non verbal : yeux levés au ciel, ricanement, moues dédaigneuses. Le mépris exprime le dégoût et cherche à humilier l’autre, en le traitant d’irresponsable, et en adoptant une attitude moralisatrice et supérieure : « Je sais bien, moi, ce qui est bien et ce qu’il faudrait faire ». Souvent, c’est le fruit de ruminations négatives au sujet de reproches ou de disputes antérieures. Exaspéré, il peut aller jusqu’au chantage : « Si tu ne changes pas, tu n’auras qu’à t’en prendre à toi-même… » Le mépris engendre le mépris. Les couples qui veulent être heureux, demandent pardon à l’autre s’ils tombent dans ce piège, car c’est une réelle offense.

· L’attitude défensive : face à une critique méprisante, il est très humain de se défendre, mais cela ne résout rien, cela ne fait même qu’ajouter de l’huile sur le feu. Se justifier, c’est attaquer, et c’est faire remarquer à celui qui critique qu’il(elle) a tort, c’est chercher à marquer un point ! Donc, c’est entrer en guerre… et c’est le couple qui est perdant, ainsi que chacun des deux conjoints…Seule la patience, qui permet de « supporter l’autre dans l’amour », peut stopper l’escalade, et donne le courage de revenir paisiblement ( et au bon moment !) sur les paroles et les attitudes blessantes : à condition de ne pas s’enfermer sur son « quant-à-soi » !

· La dérobade : l’un des deux démissionne, baisse les bras et s’emmure dans le silence…Plutôt que de confronter sa femme, on rencontre des hommes qui fuient le combat, dans une attitude « Cause toujours, çà rentre par une oreille, çà sort par l’autre ! ». Ce qui a pour effet d’exaspérer le conjoint en face, et de lui donner une raison supplémentaire de dire : «Mais c’est toi qui as commencé ! ». Beaucoup de ces couples ne se regardent même plus dans les yeux lorsqu’ils sont ensemble ou qu’ils se parlent…Quel gâchis !!

Dieu nous a aimés le premier, nous aussi, nous pouvons décider d’aimer notre conjoint le premier ou la première. Sans attendre de changements de sa part, sans attendre de demande de pardon ( même si ce serait plus facile pour pardonner !). Qu’attendons-nous pour être responsable de notre couple ? Pour sortir de l’attitude enfantine « c’est toi qui as commencé ! ». Nous pouvons rendre l’autre heureux, nous nous y sommes engagés : c’est la voie de notre bonheur !!

 

Article écrit par Bénédicte Lucereau, du cabinet mots croisés, 06 11 61 51 14